Vor allem die Infanterie machte die schlimmsten Prüfungen durch. In manchen Abschnitten war der Kampf so furchtbar, dass die aufgehäuften Kadaver sich mit der Erde der Schützengräben vermischten. Zur Todesgefahr kam das tägliche Elend: die Kälte, der Schlamm, die Ratten und das Ungeziefer. Eingesperrt und lebendig begraben in den Schützengräben, oft nur in einem Loch mit etwas verfaultem Stroh lebend, von der übrigen Welt getrennt, Tag und Nacht auf der Hut, dem Tod in seinen aller abscheulichsten Formen ausgeliefert, haben die Soldaten dieses Krieges - Krieger widerwillen - die Grenzen des menschlichen Leidens verschoben.
L´infanterie surtout subit les pires épreuves. Dans certains secteurs, la lutte fut si atroce que les cadavres amoncelés se mêlaient à la terre des boyaux et des tranchées. Au péril de mort, s´ajoutaient les misères quotidiennes: le froid, la boue, le pullulement des rats et de la vermine. Emprisonnés et littéralement enterrés vivants dans la tranchée, n´ayant le plus souvent qu´un trou avec un peu de paille pourrie pour reposer, séparés du monde extérieur comme par une barrière infranchissable, tenus jour et nuit sur le qui-vive, exposés à la mort sous ses formes les plus hideuses, les soldats de cette affreuse guerre - guerriers malgré eux - semblèrent avoir reculé les limites de la souffrance et de la résistance humaines. (A. Malet, J. Isaac: Cours d´Histoire Malet-Isaac à l´usage de l´enseignement secondaire. Histoire Comtemporaine depuis le milieu du 19e siècle. Classe de Philosophie et de Mathematiques. Avec la collaboration d´ A. Alba, Paris (Hachette) 1930, S. 699-702).
1930 kommentierte ein französisches Geschichtsbuch ein Bild aus der Champagne, das die vom Artilleriefeuer zerstörte Landschaft zeigt
Unter dem Feuer der Artillerie hat sich das Gebiet in eine Wüste verwandelt, wo nichts übrig blieb, weder Häuser noch Vegetation [...] Nichts vermag weder den Schrecken dieser Mondlandschaften auszudrücken noch die Leiden der Soldaten, die hier lebten und starben, als elendes Kanonenfutter, zerbrochen von der ungeheuerlichen Kraft des Artilleriefeuers.
(Malet, Isaac, S. 698)
Sous le pilonnage de l´artillerie, la région s´est transformée en un désert où rien ne subsiste, ni habitations ni végétation, et où la terre, mise à nu, est comme une écumoire, criblée de trous d´obus. [...] Rien ne saurait exprimer l´horreur de ce 'paysage lunaire' ni les souffrances de l´infanterie qui vécut et mourut là, misérable chair à canon, broyée par la puissance monstrueuse des feux d´artillerie. (A. Malet, J. Isaac: Cours d´Histoire Malet-Isaac à l´usage de l´enseignement secondaire. Histoire Comtemporaine depuis le milieu du 19e siècle. Classe de Philosophie et de Mathematiques. Avec la collaboration d´ A. Alba, Paris (Hachette) 1930, S. 699).